Déjà l’heure du bilan

La nuit lourde de chaleur laisse place à un soleil brûlant dès 8 heures (le thermomètre affichait 40 degrés ce matin), le ventilateur tourne à sa vitesse maximum…et l’été ne fait que commencer.  C’est aussi le début d’une période de deux mois de voyage, au Népal, au Ladakh et au Cachemire pour finir par trois semaines en Indonésie – la préparation du sac s’apparente à une partie de Tétris niveau hard. Mais c’est aussi et surtout la fin de cette année en Inde. Je quitterai définitivement le territoire indien le 8 juin mais il est temps pour moi de conclure ce blog.

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Dans les Sundarbans.

Une année pour mûrir et relativiser

Je ne pense pas que je reviendrai d’Inde changée mais mûrie. Je ne pense pas que mes convictions soient radicalement différentes de celles qui étaient les miennes il y a un an mais plutôt qu’elles ont été confirmées.

Avant de partir, certaines personnes m’avaient lancé des réflexions du type « Ah ben tu nous reviendras avec un point rouge sur le front ». Non, je ne me suis pas transformée en baba cool et je me réhabituerai probablement très rapidement à mon petit confort, je reprendrai mes habitudes alimentaires, je pourrai à nouveau laver mes vêtements à la machine à laver et prendre des douches chaudes. Mais je serai aussi consciente du luxe dans lequel nous vivons, un luxe dont on peut aussi finalement très bien se passer. J’avais déjà testé mon potentiel d’adaptation lors de mes voyages au Vietnam puis au Maroc. Mais supporter l’inconfort trois semaines ou un an durant n’est pas comparable. Aujourd’hui, je sais que j’en suis réellement capable.

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Un voleur à Badami.

L’Inde m’aura appris à relativiser les petits soucis du quotidien : plus jamais je me plaindrai d’un retard de 12 minutes de la SNCF ou d’avoir une coupure d’électricité pendant une demi-journée. J’ai appris à m’adapter à l’adversité, à me confronter à de dures conditions matérielles et psychologiques, à supporter l’inconfort, l’insalubrité, la chaleur, le froid, la foule, la maladie. J’ai appris à rire des situations (relativement) dramatiques et à trouver une solution à tout. L’Inde est un pays rude mais on se rend compte à quel point les gens peuvent être heureux dans le dénuement matériel. « L’homme riche n’est pas celui qui possède le plus mais qui a le moins de besoin » est un adage que j’aime particulièrement car totalement représentatif de la philosophie des Indiens. La France me manque parfois mais je sais que l’Inde me manquera encore plus une fois rentrée. La vie en France va me paraître trop facile, trop plate je crois. En fait je m’attends un peu à un choc des cultures plus grand en rentrant qu’en étant arrivée en Inde il y a 10 mois déjà, seulement !

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Un pousse-pousse à Kolkata.

Une année pour affirmer mon « projet »

Mon projet était déjà plus ou moins clair avant mon départ en Inde. Derrière le choix de ma 3A était ma volonté de confirmer mon choix d’orientation vers l’Ecole des Affaires Internationales (PSIA), et plus particulièrement le master International Development. Je souhaite plus que tout travailler dans le domaine du développement, en étroite collaboration avec l’Inde (si ce n’est en Inde !), un pays que j’ai appris à aimer malgré toutes les difficultés auxquelles j’ai pu être confrontée.

Mais surtout, l’idée de faire une année de césure me trotte dans la tête. Je serai donc peut-être de retour à Delhi dans un peu plus d’un an ! Je me vois déjà être accueillie à l’aéroport par un ou deux amis, retrouver l’hindi, la chaleur moite, les klaxons, les rickshaws, le marchandage de tous les jours, les épices, les odeurs, les contrastes,…

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Des sacs d’épices dans le marché de Fatehpur Sikri.

La conclusion de la conclusion

Je suis triste à l’idée de quitter cette Inde qui me révolte, me désespère, m’exaspère mais me touche, m’émeut, me fait grandir, apprendre, aimer, m’extasier ! L’Inde est un pas facile à apprivoiser, impossible à comprendre dans son entité mais si fascinant que l’on en oublie les côtés difficiles, insaisissables pour en retirer l’essentiel. Je ne sais pas vraiment comment expliquer ce sentiment mêlé mais je dirai que j’aime profondément ce pays. Je ne suis pas Indienne, je ne serai probablement jamais perçue comme telle mais je me sens malgré tout chez moi.

Je n’ai pas regretté un seul instant ma destination de 3A. Je suis heureuse de ne pas avoir écouté toutes les appréhensions que j’ai pu avoir avant de partir et qui auraient pu me faire finalement renoncer. Moi qui redoutais la 3A, j’encense aujourd’hui Sciences po de nous permettre de vivre une année annoncée « pas comme les autres ». J’espère que la vie me réserve encore de merveilleuses expériences, mais cette « année hors les murs » aura certainement été la meilleure de mes 20 premières années !

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Toy-train dans les montagnes de Ooty.

Les éternels et inévitables remerciements

Merci à ma Mamoune d’avoir été présente, comme toujours, dans les moments plus difficiles, d’avoir su écouter mes interrogations et atténuer mes doutes, d’avoir écouté les (trop) nombreux détails de mes récits de voyages et de mes aventures quotidiennes, de m’encourager à suivre le chemin qui est le mien. Je t’aime tant.

Merci à Nina, ma compagnonne de tous les instants depuis ce fameux 19 juillet 2012. Merci pour tes folies et tes délires, nos discussions à n’en plus finir jusque tard dans la nuit, merci pour tes innombrables liens inutiles, merci d’avoir supporté mes crises de nerfs et mes envies soudaines de tartares de saumon ou de McFlurry, merci pour tes calculs mathématiques invraisemblablement drôles, merci d’avoir partagé chacune de nos vadrouilles. Merci pour ton amitié.

Merci à Elise d’avoir pardonné cette fille inconnue qui, en ce jeudi soir de fin janvier 2012, t’a piqué ton sujet sur les relations entre l’Inde et le Pakistan sous prétexte qu’elle aussi partait en Inde en 3A… Les orgies de foie gras témoignent de ton bon cœur !

Merci à Louise, qui malgré son statut inférieur de Strasbourgeoise (moi aussi je t’aime tu sais !), a été une Routarde éprouvée. Merci pour ta bonne humeur inébranlable ! Mais surtout, merci pour ta modestie.

Enfin, merci à vous lecteurs qui avez coloré la carte du monde par vos quelques non négligeables milliers de vues !

Sans titre

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Le mariage indien, mythe ou réalité ?

Je vous passe les manies de notre chère institution de la rue Saint Guillaume, du fameux débat 2 parties vs. 3 parties et de l’attente de la conclusion pour finalement avoir une réponse claire à la question posée une dizaine de pages avant : le mariage indien c’est surtout un mythe.

Un mythe qui peut prendre réalité pour la crème de l’élite indienne qui a des millions à consacrer pour le temps d’une soirée, véritable vitrine de sa richesse (et de son influence bien souvent politique) digne des maharadjas du siècle passé. On s’imagine des milliers d’invités qui se pressent dans leurs plus resplendissantes parures, des bijoux scintillants de mille feux, le marié paré de son turban arrivant sur sa jument blanche accompagné d’une incroyable fanfare pour rejoindre une mariée croulant sous les pierreries, innocemment cachée sous un voile délicatement brodé, ne laissant découvrir que ses mains embellies de fines arabesques peintes au henné. On s’imagine des rituels tout aussi insaisissables que mystiques, des danses endiablées, un buffet monumental où mets raffinés et sucreries ne semblent jamais s’épuiser, des rires dans un jardin où des tentures ondulent avec la brise fraiche de la nuit.

C’est ce rêve qui devenait réalité quand, en novembre dernier, Varun nous invitait (Nina, Louise et moi avant de convier quatre autres de nos amies) au mariage de sa sœur. J’ai rarement été aussi excitée, j’allais pouvoir réaliser un de mes objectifs de ma 3A en Inde : pour moi, l’Inde sans assister à un mariage, c’est comme y voyager sans prendre un train ou goûter sa cuisine en enlevant les épices !

J’étais d’autant plus excitée que Varun nous avait annoncé que 2000 personnes étaient invitées et que le budget total du mariage s’élevait à 80 000 euros, une fortune pour l’Inde où, même si les familles s’endettent pour marier leurs filles, le coût de la main d’œuvre ou de la location des lieux est bien moindre qu’en France. Un magnifique mariage en perspective donc !

Bien avant le jour J…

La préparation du mariage a été une étape à part entière. L’achat des saris d’abord : on nous déroule des mètres et des mètres de tissus colorés, on touche, on compare, on discute, on essaye et on se décide finalement. Puis on nous prend nos mesures pour la blouse (sorte de T-shirt sous le sari), on commande la jupe qui permet de maintenir les plis du bas et on revient 3 jours plus tard pour récupérer le tout.

Ensuite vient l’étape du shopping « accessoires » : les bracelets pour les bras, le mantika (bijou attaché dans les cheveux et qui repose sur le front), les boucles d’oreilles. Bien que tout soit censé s’accorder au sari, j’aurais pensé que la tâche aurait été plus ardue…mais les marchés indiens regorgent de merveilles plus bling bling et cheap les unes que les autres. J’ai fouiné pour trouver les accessoires les plus simples selon le critère indien pour finalement me retrouver avec des bijoux pailletés, dorés et affreusement brillants selon le critère « occidental ».

On a renoncé à l’étape « henna paintings ». Parce que même si on est en Inde et que l’on n’a pas visé les magasins les plus chics (loin de là !), l’ensemble sari et bijoux est revenu à une trentaine d’euros. Grosse folie !

L’épreuve du sari

Le jour J, une autre épreuve commençait, celle du drapage dans six mètres de tissu. Autant dire que mettre un sari ne relève pas de la même difficulté qu’enfiler une robe de soirée H&M. Heureusement la maid de la joyeuse coloc’ de Lajpat nous a prêté main forte et, pendant que Louise jouait à la poupée en nous coiffant, s’est mise à consciencieusement enrouler, plisser, et épingler nos sept saris.

Que la fête commence !

C’est enfin prêtes que nous avons sauté dans deux taxis pour s’élancer vers le lieu du mariage, dans une zone connue pour accueillir les fêtes huppées de la capitale. Ça aurait été sans compter sans les éternels embouteillages de début de soirée. On commence à s’agiter sur nos sièges, à se dire qu’on va tout louper, l’arrivée du marié notamment, connue pour être le clou de la soirée.

Le taxi finit par s’arrêter. Problème : il y a au moins 3 mariages, on n’a pas de cartons d’invitation, notre ami indien qui était censé nous guider arrivera en retard et on ne connait pas le prénom de la mariée. A l’indienne, il y a toujours une solution et on finit par trouver. On est accueillies par les namaste de toute la famille qui nous affirme que nous sommes arrivées pile à temps, on aperçoit Varun aux côtés et sa sœur…et nos yeux s’arrêtent sur le buffet qui s’apparente plus à un self-service, les déchets qui jonchent le sol, l’escabeau encore présent dans un coin de la salle, le jardin immense pour quelques centaines d’invités tout au plus. Pas de musique non plus. Pire : les mariés semblent épuisés et malheureux. Triste ambiance…

On s’amuse quand même évidemment, on se prend en photos sous tous les angles, on rit de nos attentes de mariage princier. Et on s’invite au mariage d’en face, plus classe mais toujours incroyablement kitsch (fontaine d’eau colorée avec les noms des mariés pour ne citer qu’un élément) ! Louise va même féliciter la mariée qui la remercie sous un air un peu incrédule tandis que notre image est projetée sur l’écran géant. On pourrait presque faire ça chaque semaine, être blanc, c’est une bonne excuse pour s’incruster !

J’arrête ici mon trop long récit et vous laisse avec un diaporama des photos de Zoé :

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A la mode de chez nous

Une fois par semestre, le campus de JNU s’anime la nuit à l’occasion des Hostels Nights. En moyenne, deux ou trois résidences organisent une soirée par semaine et vu le nombre important d’hostels disséminés dans la jungle de l’université, il faut un bon mois pour que toutes les résidences aient eu l’honneur de divertir les étudiants et l’administration.

Les Hostels Nights sont l’occasion de danser sur les derniers tubes de Honey Singh (LA star pop indienne) ou sur les dernières chansons Bollywood. Alcool et cigarettes étant en théorie prohibés sur le campus, les Hostels Nights ne ressemblent en rien à nos soirées Sciences pistes bien arrosées et enfumées.

Les Hostels Nights sont aussi l’occasion pour les filles de sortir leurs plus belles tenues : talons presque vertigineux au vu de l’état des routes et des chemins caillouteux du campus, robes honteusement courtes (oui oui, je commencerais presque à être choquée par la nudité), bijoux plus clinquants les uns que les autres.

Mais venons-en aux faits : les Hostels Nights organisant des spectacles (de qualité très variable) montés par les résidents, j’ai été « recrutée » pour participer à un défilé de mode légèrement improvisé…

La veille au soir, le rendez-vous était donné dans la cantine à 21h30. Les choses ont commencé à bouger vers 22h30, à l’indienne. Après nombre de cafouillages, on finit par être toutes d’accord : il y aura 3 rounds ; on sera 16 filles à défiler, 8 en « Western Style », 8 en « Indian style ». J’ouvre ici une parenthèse ce à propos : autant les Indiennes en sari ou en kurtas sont splendides et pleines de finesse dans leur choix de couleurs et d’accessoires, autant elles multiplient les fautes de goût quand il s’agit de porter des vêtements considérés comme à la mode en Occident. Cette remarque est propre à ce que j’ai observé lors du défilé, je ne renie évidemment pas toutes les tenues « occidentales » portées par les Indiennes qui leur vont également à ravir !

Le lendemain soir, la tension était presque palpable parmi les filles. L’organisatrice était particulièrement stressée, on sentait qu’elle considérait « son » défilé comme THE event of the year. Tout devait être parfait…et tout s’est bien déroulé (j’ai d’ailleurs été acclamée comme je ne le serai probablement jamais plus !) jusqu’à l’arrêt de la musique au milieu du deuxième round. Explication : si à Paris, les fêtards les plus pressés se pointent dès 23h, à JNU (comme en Inde en général), les lumières se rallument précisément à minuit. S’il y a bien une chose pour laquelle les Indiens sont ponctuels, c’est la fin des festivités ! Il était donc 00h00 et il était temps de tout remballer !

 

Un petit diaporama pour finir en beauté :

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Merci encore à Zoé pour les superbes photos !

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La folie des couleurs

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Imaginez un jour où vous vous levez à 7 heures du matin pour faire la fête. Imaginez une fête pour laquelle vous vous parez de vos plus moches atouts et où rien ne sert de se laver les cheveux, de prendre une douche, de se farder yeux et paupières, de se rougir les lèvres. Imaginez un maquillage fait de toutes les couleurs les plus folles, un maquillage changeant toutes les dix minutes pour finalement ressembler à un camouflage de guerre oscillant entre vert-marron et rose. Imaginez une guerre colorée, arrosée (d’eau hein ?!) et bon enfant. Car oui, Holi c’est une fête où petits et grands redeviennent des gamins dans la cour, un dernier jour d’école, à se lancer des bombes à eau fabriquées en secret dans les toilettes.

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Holi, la fête des couleurs, marque l’équinoxe du printemps. Du moins c’était le cas il y a quelques centaines d’années car, réchauffement climatique aidant, l’été était déjà bien avancé le 27 mars dernier lorsque Holi a été « déclarée ». C’est munies de pistolets à eau colorée et de poudres bleue (pour la vitalité), jaune (pour la foi), orange (pour l’optimisme), verte (pour l’harmonie) et rouge (pour la joie et l’amour) que Nina et moi avons débarqué dans la cantine de la résidence accompagnées de deux autres amies. Des Indiennes nous avaient annoncé que la guerre y commençait dès 8 heures…mais déception, tout était calme, trop calme.

On sort, on croise quelques Blancs (il faut croire que les plus motivés sont aussi les plus novices), on se lance des bombes à eau, on se souhaite « Happy Holi », on continue notre route direction Ganga dhaba, THE place to be pendant Holi. Etudiants du campus et Delhites s’y retrouvent par centaines. Sur le chemin, on croise quelques rickshaws que l’on ne manque pas d’arroser, deux petits Indiens grisonnants qui descendent de leur charrette pour nous appliquer en silence du rouge en échange de notre vert, avant de nous lancer un discret « Happy Holi ». C’est ensuite au tour de petites filles de nous souhaiter un timide « Happy Holi Didi (grande sœur) » après avoir été entourées de tous les petits garçons envieux de nos pistolets à eau.

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Mais c’est véritablement vers 10 heures que la foule a peu à peu afflué, que nos couleurs ont commencé à prendre des teintes bizarres, que les gens se sont mis à danser en cercle serré, que nos habits et notre peau craquelaient sous l’effet du mélange poudres/eau, que les hommes se sont arraché leurs T-shirts, que la terre s’est transformée en boue, terrain de jeu idéal pour s’y rouler dedans… Légère ambiance de secte joyeusement endiablée !

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Le bhang lassi (ou special lassi…) n’y a pas été pour rien : passaient de mains en mains des bouteilles remplies d’un liquide blanc écru contenant du bhang, un liquide dérivé du cannabis dont les effets assez lents sont plus ou moins dévastateurs…ou endormants ! J’ai vu un Indien marcher tout droit, inexorablement, avant que certains le tournent pour le faire repartir en arrière et ainsi de suite. Assez flippant ! Au point que certains Indiens en redoutent Holi et restent cloîtrés chez eux toute la journée. Pour ma part, j’ai juste ressenti une immense fatigue et me suis écrasée sur mon lit tout l’après-midi. Parce que si Holi commence tôt, à 14 heures tout le monde est rentré chez soi !

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Autre conséquence de Holi : on se débarrasse difficilement de ses couleurs. Au point que le coiffeur a remarqué que j’avais fait Holi car il me restait des couleurs sur le cuir chevelu trois semaines plus tard !

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Mais au-delà du jeu, Holi est un jour particulier pour les Hindous, un jour où toutes les castes se mêlent, où les gens de basses castes ont le même statut que tous ceux devant qui ils se sont inclinés toute l’année durant.

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PS : Encore un grand merci à Zoé dont vous trouverez d’autres photos sur 99 images de l’Inde.

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Abécédaire indien

Avant de partir pour 10 jours à Kolkatta, les Sunderbans et l’Orissa, voici un abécédaire originellement destiné à mon rapport de séjour (et donc aux futures générations de Sciences Pistes) mais que je partage ici.

Aéroport – Premier contact avec l’Inde, son kitsch, sa moiteur, son bruit, sa foule, ses contrastes mais aussi lieu des intenses retrouvailles familiales et amicales et finalement dernier regard, un au-revoir et sûrement pas un adieu !

Bollywood ­– 3h au moins ( !) d’une histoire d’amour impossible dont vous connaissez donc déjà la fin, de danses endiablées tous les quarts d’heure, de combat entre le gentil et le méchant, d’apologie des valeurs traditionnelles, un petit échantillon d’Inde en somme !

Calo – Remplaçant son équivalent anglais « Let’s go ! », calo (prononcer « tchalo ») est LE mot hindi que tout le monde connait et dont vous ne pourrez bientôt plus vous passer.

Dalit  (ou Intouchable) – La catégorie de loin la plus dépossédée, celle dont l’existence nous indigne mais dont on ne parle jamais assez.

Ecureuil – La mascotte de JNU et de tous les endroits verts en Inde. Absolument craquants.

Foulard – De toutes les tailles et de toutes les formes, de toutes les couleurs et de toutes les matières, les foulards indiens sont le pêché mignon de toutes les filles en Inde.

Ganesh – Avec sa trompe d’éléphant, c’est justement le dieu qui ne vous trompera jamais : dieu de la sagesse, de l’intelligence, de l’éducation, des travailleurs du savoir, de la prudence, il lève les obstacles de l’ignorance et des illusions.

Holi – Lors de la fête hindoue de l’équinoxe du printemps, les Indiens se déchaînent. Poudres de couleurs et pistolets à eau sont au rendez-vous pour que, le temps d’une journée, JNU se transforme en cour de récréation colorée et endiablée !

Insolite – Si l’insolite est ce qui nous parait extra ordinaire mais qui semble banal aux habitants, alors l’insolite sera présent chaque jour de votre année en Inde.

Jama Masjid – Dans la vieille Delhi, la plus grande mosquée d’Inde, à ne pas manquer !

Klaxon – Agression des premiers jours et des jours « sans », vos oreilles n’y feront bientôt plus attention.

Lassi – Entre milkshake et yaourt, le lassi apaisera vos papilles en feu.

Marchandage – Le marchandage est à la base des relations clients-vendeurs. Difficile au début, vous finirez par y prendre tant plaisir que les fixed prices vous ennuieront.

Naan – Un des nombreux pains indiens. Mention spéciale pour le cheese naan dont la rareté en fait toute la valeur.

Odeurs – L’Inde est loin d’être encore aseptisée, alors des odeurs, il y en a pour tous les goûts – si j’ose dire ! Des plats cuisinés à même la rue, aux épices de Chandni Chowk en passant par les détritus et les pots d’échappement, votre nez ne restera certainement pas indifférent à l’odeur si particulière et persistante de ce pays.

Patience – « Tout Européen qui vient en Inde acquiert la patience s’il n’en a pas et la perd s’il en a » !  (Proverbe indien)

Questions – Des questions on vous en posera beaucoup, souvent les mêmes (Which country ? Married ?), d’autres qui sortent de l’ordinaire (How many languages do you speak in France?). Mais vous serez surtout celui qui sera étonné, intrigué. La plupart de vos interrogations restera sûrement sans réponse mais l’essentiel n’est-il justement pas de questionner le monde qui nous entoure ?

Rickshaw – LE moyen de transport des villes et des villages. Il faudra négocier rude mais quel bonheur quand vous parviendrez à payer le prix juste !

Shantaram – 1000 pages à dévorer sans modération. Histoire vraie d’un homme aux multiples facettes confronté à celles de l’Inde.

Train – Voyager en Inde sans être monté dans un train, c’est comme goûter sa cuisine en en retirant les épices !

Udaipur – En bordure du lac Pichola et encadrée part les monts Aravalli, une des villes les plus romantiques de l’Inde de part son féérique Lake Palace, ses coupoles, ses havelis…

Vache (sacrée) – Un des symboles les plus forts de l’Inde, et ce n’est pas qu’un mythe ! J’ai vu une femme pleurer la mort d’une vache. Et vous aurez bien du mal à trouver du bœuf dans votre assiette en dehors des restaurants huppés de Delhi.

Wedding – Là encore, les mariages font partie de l’essence même de l’Inde. Si vous êtes invités, foncez ! Le buffet est gargantuesque, vous pourrez porter un sari plus coloré que tout ce que vous auriez pu imaginer et les Indiens dansent comme des fous !

Yatra (ou voyage) – L’Inde est le pays idéal pour pérégriner : montagnes, villages, plaines, parcs naturels, mégalopoles, monuments, désert, tout est à votre portée pour quelques poignée d’euros par jour !

Zamindar – Zamindar de zamin en arabe « la terre » signifie littéralement « celui qui possède la terre » et correspond donc à nos anciens seigneurs. A l’Indépendance, le système zamindari est aboli mais dans les faits de très fortes inégalités persistent encore entre les propriétaires et les paysans.

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Insolite – Le Karni Mata Temple de Deshnok, un lieu sacré pas comme les autres…

Voilà déjà plus d’un mois que je n’ai pas publié sur ce blog. J’avoue que l’inspiration n’était pas forcément au rendez-vous, mon quotidien n’ayant pas été des plus fous ces derniers temps, entre papers, sorties shopping, quelques événements dans le cadre du festival Bonjour India, préparation de dossier PSIA, … Mais ces prochaines semaines promettent d’être plus mouvementées, notamment entre Holi (la fête des couleurs), un voyage à Calcutta et mon engagement dans une association. Alors pour vous faire patientez un peu, voici un nouvel insolite:

A priori, un temple des plus ordinaires : un lieu générant tout un petit commerce aux alentours grâce à l’afflux de pèlerins ; l’obligation de se déchausser à l’entrée et la peur de se faire voler ses chaussures certes pourries mais toujours moins que celles laissées à l’abandon provisoire au milieu du trottoir ; un haut-parleur à la voix grésillarde ; des paquets tout préparés d’offrandes vendus à l’entrée ; une file pour hommes, une autre réservées aux femmes.

Entrée du temple

Entrée du temple

Mais regardons un peu plus loin que les apparences… Après avoir traversé la façade en marbre de ce temple vieux de 600 ans, on accède au sanctuaire proprement dit. On franchit alors une très jolie porte dorée ouvragée. Alors que l’on se prend à admirer les traditionnels Ganesh et Shiva, voilà que se mettent à filer entre vos jambes de charmantes petites créatures…car oui, le temple est dévoué à une divinité plutôt particulière, les rats.

Mignons, hein ?

Mignons, hein ?

Le lait, nourriture sacrée et donc des rats de Deshnok.

Le lait, nourriture sacrée et donc des rats de Deshnok.

Par centaines (milliers ?), les bestioles évoluent librement dans l’édifice, courant des immenses gamelles de lait à celles remplies de graines et de pâtisseries, grimpant sur les grillages, se faufilant dans les trous ou me fixant de leurs yeux rouges méchants et vicieux (oui, moi et seulement moi)… Parenthèse faisant office de rappel : comme dans tout temple hindou, on entre pieds nus. Oui, voilà, j’ai marché dans du caca de rat.

Remarquez mes doigts de pied, légèrement crispés...

Remarquez mes doigts de pied, légèrement crispés…

A cela, j’ajoute que, selon le mythe, si un rat trottine sur vos pieds, c’est que la chance est avec vous pour un moment (à plusieurs reprises, j’ai été frôlée et Krishna merci, la chance ne sera pas de mon côté !). Apparemment, voir un rat blanc signifie la bonne fortune pour toute sa vie. Certains croyants passeraient des jours dans ce temple dans l’espoir d’en apercevoir un !

 

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Insolite – La moustache.

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Enfin un post consacré à un sujet qui a largement alimenté l’humour potache de certains que je ne nommerai point avant mon départ en Inde. Car apparemment, dans l’imaginaire collectif, l’Indien porte une moustache. Ce qui m’a valu notamment une carte postale avec la mention « Certifiée sans vannes sur les Indiens moustachus » ou une autre citant les « magiques Contes des Mille et Une Moustaches »… merci P. et M. !

Au printemps dernier, alors que je feuilletais Inde – 365 us et coutumes, je tombe sur les lignes suivantes : « Pas de moustachus à Bollywood – Les grandes stars des studios de cinéma de Bombay ont aboli la moustache. Et toute la jeunesse a suivi la mode en bloc contrairement à celle du Sud pour qui les bacchantes sont toujours de bon ton. »

Me voilà rassurée. Comme tout mythe, il y a une part de vérité mais l’exacerbation des faits prend le dessus. L’Indien ne se caractériserait donc pas (plus) par sa moustache. FAUX ! Vous aviez raison. La preuve, en Inde, même le soleil en porte une !

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L’identité de l’homme passe ici par sa moustache, tout comme celle de la femme par le sari. Il y a de ces attributs auxquels il est difficile de renoncer au risque de se sentir nu au regard de l’autre. D’autant plus quand cet attribut n’est pas que coquetterie : la moustache est symbole de puissance, de domination, de virilité. Droite, tombante, retroussée, la moustache est plurielle et jusqu’ici persistante.

Toutefois, l’évolution de la place de la femme dans la société ainsi que l’occidentalisation des mœurs chez les jeunes hommes éduqués jouent probablement un rôle dans l’extinction du port de la moustache.

Il n’en reste pas moins que le record de la plus longue moustache est détenu par, sans surprise, un Indien : Ram Singh Chauhan entretient sa moustache depuis 1982, laquelle atteignait pas moins de 4,29m de long quand elle a été mesurée le 4 mars 2010 !

(Source : Internet)

(Source : Internet)

 

Néanmoins, le Vieux Continent n’a pas à rougir devant les prestations des participants au championnat d’Europe de la plus belle barbe ou moustache ! (pour ceux qui ne seraient pas tombés dessus)

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Un temps pour tout.

6 mois et 12 jours. 196 jours dont 80 passés en vadrouille. 26 villes. 8 Etats. Des dizaines de nuit en train, en bus. Trente kilos de riz. 320 nouveaux mots en Hindi. Des dizaines et des dizaines d’hôtels. Des centaines de restaurants. Cent nuits à Shipra Hostel. Aucune bouteille de vin, une (et une seule !) bouteille de rhum. 3 papers et bien plus de films, romans et séries. Innombrables lassis. 2183 photos (sauvegardées). 1000 roupies de bananes. Cent douches froides (ou presque). Aucun bain. Des heures et des heures dans des embouteillages. Cinquante lessives à la main. Deux repas avec du bœuf, un sandwich au jambon cru. 5 jours sur Skype, au moins.

6 mois. Déjà 6 mois. Seulement 6 mois. Comme le dit si bien Amin Maalouf dans Samarcande, « Le temps a deux visages, deux dimensions, la longueur est au rythme du soleil, l’épaisseur au rythme des passions ». Ces six premiers mois n’auront donc pas été longs mais épais.

Difficile de me projeter le 30 juin à 13h55 à l’aéroport de Genève. La fin de cette 3ème année me parait éloignée, la perspective de rentrer en France décalée. Néanmoins, je me penche déjà sur mes projets des mois de mai et juin, je me prends à rêver des sommets enneigés de l’Himalaya et des plages paradisiaques d’Indonésie, à planifier trek au Népal, ascension du volcan Batu, virée dans les rizières aux alentours d’Ubu, plongée sous-marine au large des îles Gili et découverte du patchwork de monastères au Cachemire. Et pourtant, le déroulement du second semestre me parait encore bien flou.

Car après le temps du mi-bilan vient le temps du questionnement. La première partie de l’année aura surpassé – et de loin ! – toutes mes attentes, toutes mes espérances. Mais qu’en est-il de la seconde ?

Prosaïquement, je m’interroge sur la portée de ma 3A. J’ai l’impression d’avoir déjà bien vu du pays et l’idée de me sédentariser un peu plus à Delhi ne me déplait pas. Les cours n’étant pas franchement motivants, il me faut donc une autre raison pour rester, m’occuper, me stimuler intellectuellement ! Préoccupée par le débat stage vs. cours particuliers d’hindi et/ou engagement associatif ou humanitaire, voilà donc la raison de mon absence assez prolongée sur ce blog. Il me semble arriver à terme de mes interrogations pratiques. Un stage ? Cherché (un peu), pas trouvé. Des cours d’hindi ? A tester très vite mais qui pèsent fortement dans la balance, tout comme consacrer un peu de mon temps à ce pays qui me donne tant.

Je n’ai donc pas envie d’un copier-coller de mes six premiers mois en Inde. Les reproduire ne serait-il d’ailleurs pas vain quand l’excitation du début a laissé place à l’expérience de l’avertie et quand l’adrénaline des premiers jours s’est transformée en capacité d’adaptation ? Le goût de cette année ne s’est en rien altéré. Simplement, je me serais habituée au cocktail épicé que me sert chaque jour l’Inde. Peut-être qu’en fin de compte, je me sens de plus en plus chez moi ici.

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Let’s celebrate ! (6 et fin)

Un dernier court article (la smala familiale étant tout fraîchement partie, mon cœur n’est aujourd’hui pas en fête…) pour vous conter Noël et Nouvel An.

La célébration de Noël est étonnement assez répandue en Inde. Deux explications. La première tient au fait que même si le Christianisme est une religion largement minoritaire (il y a à peine plus de 2% de chrétiens), le nombre absolu de chrétiens n’est pas négligeable : 25 millions ! Mais les chrétiens ne sont pas les seuls à faire du 25 décembre un jour important de leur calendrier puisque les hindous célèbrent alors la « descente » du divin à un moment de l’histoire de l’humanité. D’ailleurs, Mahomet a lui aussi droit à un régime de faveur.

Noël est célébré comme partout ailleurs dans le monde chrétien : le Père Noël ne trouve certes pas de cheminée mais décore l’entrée des maisons chrétiennes, les croyants sont des fidèles de la messe de minuit, le traditionnel échange de cadeaux a lieu, des décorations sont installées (récup’ de Diwali ?) et les arbres exotiques sont parés. Ne manque plus que la neige (le froid y est en revanche) ! L’influence de l’Occident passant, certains Indiens fortunés font même venir un sapin des forêts himalayennes pour épater la galerie !

De tout cela, je n’aurai eu qu’un bref aperçu, ayant passé mon Noël à Indira Gandhi Airport, ouvert un de mes cadeaux le lendemain dans un train en partance pour Agra (merci à LB pour pour ce retour à la vie parisienne) et offert les miens hier soir ! Un Noël pas comme les autres, somme toute.

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Quant au dernier jour de l’année, il est tout autant fêté en Inde qu’il peut l’être en France. Mon passage en 2013 aura en revanche été hors du commun : entre les murs d’un palais de maharaja, en présence de celui-ci et de sa famille s’il-vous-plait ! (Les héritiers étant trop jeunes pour moi, je laisse l’honneur à ma cadette…)

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La soirée, digne des contes des Mille et Une Nuits, a été ponctuée de musique et de danse rajasthani, d’un mythique jeu des chaises musicales auquel le petit fils du maharaja n’a su se montrer à la hauteur, d’un buffet gargantuesque (j’ai quand même dû tirer un trait sur saumon et foie gras, vivement 2014 !) et d’un feu d’artifice juste au-dessus de nos têtes !

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Pour couronner le tout, j’ai eu l’honneur d’échanger quelques mondanités avec la femme du maharaja (pour dire les choses vraies, j’étais totalement terrorisée quand je l’ai vue entamer son tour de tables…). Mais surtout…j’ai gagné par je ne sais quel miracle le droit à deux nuits dans un palace tout aussi féérique à Bikaner (une des seules villes du Rajasthan que je n’ai pas encore visité, le hasard fait bien les choses !) !

Concluons cette série d’articles consacrés aux fêtes en affirmant que le meilleur reste à venir avec Holi, la fête des couleurs dont je vous parlerai fin mars. Patience donc ! Mais juste pour vous donner un petit aperçu de la folie qui sévit à l’occasion de la célébration du printemps :

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Let’s celebrate ! (5)

En novembre, Diwali (la fête des Lumières) est une fête familiale répandue dans toute l’Inde. Pendant cinq jours maisons et commerces sont illuminées de guirlandes clignotantes, des bougies sont allumées un peu partout au milieu de magnifiques parterres de pétales de fleurs et de poudres colorées (les ragoli). Mais la préparation de la fête commence pas moins de plusieurs semaines à l’avance puisqu’il faut nettoyer (c’est le grand ménage de printemps Diwali), décorer et parfois même repeindre les maisons.

Ragoli (1).

Ragoli (2).

Je dirais que Diwali est l’équivalent de notre Noël (bien qu’on m’ait dit que les Indiens fêtaient aussi la naissance de Jésus). Les Indiens se rassemblent tous dans leur foyer familial (souvenez-vous, j’en ai fait les frais lors d’un de mes voyages), se souhaitent non pas un « Joyeux Noël » mais un « Happy Diwali ». A cette occasion, les gens s’échangent des cadeaux et s’empiffrent de mithai (friandises). Pour l’anecdote, on estime que 14 tonnes d’argent ( !!) sont chaque année converties en papier argenté comestible pour décorer les friandises, notamment pendant les festivités de Diwali.

C’est bien beau tout ça, mais qu’en est-il de MON expérience de Diwali ? Le soir du lundi 12 novembre, veille de la fête, je dois avouer que j’étais toute excitée, telle une petite fille qui redécouvre les joies de Noël. KC, le marché plus ou moins couvert de JNU se trouvait dans un état d’effervescence particulier et grouillant d’activité, à l’instar d’un marché de Noël un 23 décembre, le froid et la neige en moins.

Au lieu des traditionnels chocolats, je me suis offert une énorme boîte de gulab jamuns (testées et plus qu’approuvées). Un commerçant nous a également offert des bougies et de l’encens mais je ne me suis pas lancée dans l’achat de pétards.

Mon nouveau péché mignon…

Les fameuses bougies, belles mais très éphémères.

J’étais d’autant plus joyeuse que tout était illuminé, rompant la nuit bien trop noire et tombant bien trop vite !

A côté de KC Market.

Fontaine animée devant un des hostels.

Et cerise sur le gâteau, nous avons appris que nous pourrions préparer le lendemain le repas de Diwali avec l’aide des cuisiniers. L’occasion de rencontrer de nouvelles personnes, de faire plus amples avec le personnel du mess que nous croisons chaque jour, d’apprendre à cuisiner des plats indiens, de parler hindi, … Bref, une expérience que j’attendais avec impatience ! Mais le lendemain, aucune activité dans la cantine. Et oui, Diwali étant une fête familiale, les filles de la résidence n’avaient pas pensé que les cuisiniers préfèreraient rentrer chez eux plutôt que de faire des heures supplémentaires

La déception passée, Diwali s’est avérée être une fête magique avec les décorations lumineuses et colorées de chaque résidence et les pétards explosant dans tous les sens !

Bon j’avoue que parfois…

… j’ai eu un peu peur.

 

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