Indianecdotes : mois d’août

• Parce que se balader à Jaipur, capitale du Rajasthan, c’est croiser un petit garçon d’une douzaine d’années qui veut nous vendre des marionnettes (spécialité de cet Etat), qui comprend vite que l’on ne lui en achètera pas mais qui se met à chanter Frère Jacques dans un très bon français.

• Aller au mess (cantine de la résidence universitaire), payer son repas de 40 roupies avec un billet de 50 au responsable des coupons qui n’a pas la monnaie pour me rendre mes 10 pauvres roupies. Autrement dit : pas de change sur moins d’un euro. Oui le niveau de vie n’est VRAIMENT pas le même.

• On ne s’en rend pas toujours bien compte mais les Occidentaux sont grands (ou les Asiatiques sont petits selon le point de vue). Un exemple un peu concret ? Je vais m’acheter des baskets pour courir (pour le moment je me suis arrêtée à cette première étape). Le vendeur, une tête de moins et deux fois moins large que moi, me demande ma pointure – 8 (l’équivalent du 40 ou 41 en France). Ses yeux ronds d’étonnement et sa bouche grande ouverte suffisent à traduire son choc. Le pauvre.

Oui, les Indiens sont VRAIMENT petits…

• Pour ne citer qu’une anecdote dans la catégorie « mecs relous ». 13 août 2012. Je vais chercher de l’argent à la banque HSBC. Je fais la queue en dehors du guichet (c’est comme ça, je ne sais pas pourquoi). Un Indien, 50 ans, pas très très sexy, s’approche.

–          Can I ask you something?

–          Yes…Why not?

–          Do you want to be my partner tonight? (J’ai eu très peur qu’il s’arrête là) We can go to disco.

La porte d’HSBC s’ouvre, sauvée !

• J’ai déjà parlé de la séance cinéma à Jaipur. Mais je n’ai pas évoqué ce qui s’est passé AVANT le film. J’attends tranquillement mes acolytes – féminines cela va de soi – devant les toilettes. Jusqu’ici tout va bien. Puis une femme s’approche et me scrute (littéralement). Elle me parle, je ne comprends pas un mot et lui fait comprendre, en hindi tout de même. Puis elle montre mon appareil photo et commence alors une nouvelle séance shooting (nouvelle car ce genre de scène peut se reproduire jusqu’à plusieurs fois par heure).  J’accepte à mon plus grand malheur car en une poignée de secondes une petite foule, genre 15 ou 20 personnes, m’entoure et me regarde, fixement, TRES fixement. On me prend en photo de tous les côtés (en Inde, blanc = star donc) mais on m’emprunte également mon appareil photo (non sans peur de me le faire voler) dont le résultat est assez brillant comme vous pouvez le constater…

• Aller à la frontière entre l’Inde et le Pakistan c’est aussi…assister à la réalisation en pratique que les Indiennes ne savent pas ce qu’est un tampon hygiénique ! Le rapport entre les deux ? Vous allez tout de suite comprendre. Par peur des attentats, les sacs ne sont pas autorisés. Alors quand on a ses règles, ben on met un tampon dans sa poche. Puis on se fait fouiller par une militaire. Or un tampon ça a un peu près une forme de cartouche de fusil… L’Indienne a retourné encore et encore la chose pendant 15 longues secondes avec un air dubitatif avant de laisser entrer ces trois bien étranges Blanches qui n’ont pas apparemment pas une tête de terroriste.

• Le bus de nuit selon Le Routard : « Evitez de prendre le bus, surtout la nuit. Les chauffeurs de bus la nuit, c’est de la folie furieuse. Outre l’état des routes (pas top), les conducteurs, pour tenir le coup, se shootent tous plus ou moins au ‘’bhang’’. Le jeu de mot est facile, mais en pratique ca fait ‘’boum’’. Résultat : en moyenne 10 morts chaque nuit. » Maman, ne t’inquiète pas, si j’écris cette anecdote, c’est que je suis toujours en vie. Bon vous avez compris, j’ai pris un bus de nuit pour rentrer d’Amritsar. Sauf qu’en réalité, l’anecdote se situe ailleurs : au beau milieu de nulle part, voilà le bus qui s’arrête sur le bord de l’autoroute. Panne. Tout naturellement le chauffeur ouvre le moteur (dont la trappe se situe au milieu du bus), farfouille dans le cambouis, resserre un ou deux boulons, bref s’improvise mécanicien. Exténuées par les 8 heures de route bien agitée dans un bus bondé et brinquebalant, par les klaxons incessants et les arrêts intempestifs, tout ce qu’il nous reste à faire est de rire en se demandant : « Il se passe quoi si on redémarre pas ? ». On est finalement repartis, hésitant à applaudir mais se contentant de notre adage « Sois Occidentale et tais-toi ».

Juste pour illustrer car le bus en question était en bien moins bon état… (et bien moins cher !)

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Catégories : Uncategorized | 3 Commentaires

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3 réflexions sur “Indianecdotes : mois d’août

  1. Pingback: La situation en Assam pour les nuls | Une étoile dans la vallée

  2. Mais Lou tu ES une star ! 😉 Et l’histoire du tampon : my-thique.

  3. J’ai riz. Surtout pour le tampon et le bus… 🙂

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